L’égalité est la voie du progrès pour l’humanité, affirment des dirigeants mondiaux lors de la Global Goals Week de l’Expo 2020 Dubaï
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La pandémie de COVID-19 a allongé de 36 ans supplémentaires le temps nécessaire pour combler l’écart entre les sexes, qui était déjà de 100 ans. Les dirigeants mondiaux s’accordent à dire que la nécessité de corriger le cap
DUBAÏ, 17 janvier 2021 – La pandémie de COVID-19 a allongé de 36 ans supplémentaires le temps nécessaire pour combler l’écart entre les sexes, qui était déjà de 100 ans. Les dirigeants mondiaux s’accordent à dire que la nécessité de corriger le cap et de parvenir de toute urgence à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes est essentielle, non seulement pour faire respecter un droit humain, mais aussi pour le progrès de l’humanité, a-t-on entendu aujourd’hui (17 janvier) lors de la Global Goals Week de l’Expo 2020 Dubaï.
Apportant différents points de vue sur l’état de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, les panélistes et intervenants de The Women’s World Majlis | Gender Equality, the Mother of All SDGs ont abordé des sujets allant des approches intergénérationnelles au rôle des femmes dans la paix.
L’événement s’est tenu au Women’s Pavilion dans le cadre de la Global Goals Week, au sein du Programme for People and Planet de l’Expo 2020 Dubaï, qui sert de plateforme permettant à des dirigeants mondiaux et à des acteurs du changement du monde entier de se rencontrer et d’œuvrer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).
Rt Hon Helen Clark, ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande, a déclaré : « Si nous ne pouvons pas atteindre l’ODD 5, nous ne pouvons pas atteindre les ODD. Quand les femmes ont moins accès aux soins de santé et à l’éducation, et qu’elles sont plus nombreuses parmi les pauvres et les personnes qui souffrent de la faim, on ne peut tout simplement pas progresser. Inversons la situation : si les femmes sont pleinement soutenues, on ne se contente pas de respecter leur droit à l’égalité, c’est aussi une contribution considérable à la prospérité des sociétés, des familles et des économies… Nous devons prendre à cœur le cadre que ONU Femmes a retenu pour son événement Beijing+25, qui fait le lien entre l’énergie, les idées et les points de vue des jeunes femmes et ceux des femmes plus âgées qui ont mené tant de combats. Cette riche diversité et cette intersectionnalité nous aideront à affronter ensemble ces questions. Nous sommes arrivés jusqu’ici, mais ce n’est pas assez loin, et nous devrions être une force irrésistible. »
Lors d’une table ronde précédente, les intervenants ont convenu que le progrès exigeait un meilleur cadre législatif, parallèlement à un changement des mentalités. Son Excellence Epsy Campbell Barr, première vice-présidente du Costa Rica, a félicité le Women’s Pavilion pour ses efforts et déclaré : « Nous avons besoin d’un réseau d’hommes qui travaillent sur l’ODD 5, car de nombreux dirigeants y voient un objectif réservé aux femmes, alors que les autres ODD concernent le monde entier… Le mouvement des femmes a permis l’adoption de nombreuses lois nouvelles et nécessaires, mais nous attendons des lois seules qu’elles changent la réalité… Si nous nous impliquons dans le domaine des questions féminines, il est plus facile d’obtenir un engagement politique. Nous devons opérer de grands changements et utiliser nos budgets pour garantir l’égalité, ce qui exige que les décisions soient prises par un large groupe de personnes issues de différentes organisations. »
Son Excellence Sonja Hyland, secrétaire générale adjointe du ministère des Affaires étrangères d’Irlande, a déclaré : « En raison du conflit qu’a connu l’Irlande, les femmes, la paix et la sécurité occupent une place considérable dans l’agenda de politique étrangère de l’Irlande en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que dans son agenda national. Nous travaillons sur notre processus de paix depuis quatre décennies et nous le mettons encore en œuvre, et nous avons appris que si l’on n’inclut pas les femmes, on n’obtiendra pas une paix durable… Nous devons tous revenir sans cesse aux faits lorsque l’on remet en question l’attention portée aux femmes. Que ce soit dans le domaine des conflits et de la sécurité, des affaires ou du développement à visée sociale et économique, nous devrions retourner la question et demander : que pensez-vous accomplir sans 50 % de la population mondiale ? »
Son Excellence Stella Ronner-Grubacic, ambassadrice pour l’égalité des sexes et la diversité au Service européen pour l’action extérieure, a déclaré : « La construction d’infrastructures a été une réalisation majeure de ces dernières décennies et a véritablement changé les choses. Mais vient maintenant la partie difficile, celle de la mise en œuvre de cette infrastructure, qui inclut l’intégration de la dimension de genre dans notre travail. Elle doit cesser d’être une réflexion après coup ou un point distinct de l’ordre du jour, et devenir plutôt un réflexe… et un leadership sensible au genre est très important, et doit être correctement introduit en interne et en externe. Nous devons examiner comment l’inculquer à tous les dirigeants et responsables, et les en tenir responsables. Cela signifie aussi qu’on leur donne les outils et la formation pour être à la hauteur de leurs engagements. »
Du 15 au 22 janvier, la Global Goals Week de l’Expo 2020, en association avec les Nations Unies, vise à faire avancer la réalisation des objectifs mondiaux à un moment critique d’incertitude, en pleine pandémie de COVID-19. La Global Goals Week est la septième des 10 semaines thématiques du Programme for People and Planet de l’Expo 2020, offrant un échange de nouvelles perspectives inspirantes pour relever les plus grands défis et saisir les plus grandes opportunités de notre époque.
Service de presse
PO Box 2020, Dubaï, EAU



