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L'Italie enquête sur la start-up de musique IA Suno pour clauses abusives

L'autorité de la concurrence AGCM examine des dispositions contractuelles, notamment les licences de droit d'auteur et les modifications unilatérales.

Par Letizia Giugliano
2 min de lectureHuman-Edited, AI-Assisted

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L'Italie enquête sur la start-up de musique IA Suno pour clauses abusives
Photo: Steve A Johnson / Unsplash

L'autorité italienne de la concurrence, l'AGCM, a ouvert une enquête sur le générateur de musique par intelligence artificielle Suno au sujet de ses conditions d'utilisation. L'enquête porte sur de possibles déséquilibres dans les droits et obligations contractuels, en particulier en ce qui concerne le droit d'auteur et la faculté de l'entreprise d'apporter des modifications unilatérales. Cette démarche étend les difficultés juridiques de Suno au-delà des actions en droit d'auteur déjà engagées dans d'autres régions [Music Ally](https://musically.com/2026/10/07/italys-competition-watchdog-probes-suno-over-unfair-terms/).

L'enquête de l'AGCM sur les conditions d'utilisation de Suno

L'autorité italienne de la concurrence, l'AGCM (Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato), a ouvert une enquête sur Suno, une entreprise qui s'appuie sur l'intelligence artificielle pour la création musicale. Cet examen porte sur les conditions d'utilisation de l'entreprise, qui, selon l'autorité, « pourraient créer un déséquilibre significatif dans les droits et obligations découlant du contrat, au détriment des consommateurs ». Contrairement aux précédentes actions en justice visant Suno, cette enquête ne porte pas directement sur la contrefaçon du droit d'auteur, mais sur l'équité de ses dispositions contractuelles, ce qui met en lumière un sujet de préoccupation croissant pour l'innovation et les droits de l'inventeur à l'ère numérique Music Ally.

Inquiétudes sur le droit d'auteur et la flexibilité contractuelle

Parmi les préoccupations précises de l'AGCM figure la manière dont les conditions de Suno semblent accorder à l'entreprise « un large pouvoir discrétionnaire pour modifier unilatéralement le contrat, le service et les prix de l'abonnement, sans avoir à fournir de justification ». Les aspects de propriété intellectuelle du contrat sont également examinés. L'autorité a relevé que l'étendue de la licence imposée aux consommateurs comme condition d'utilisation de la plateforme paraît « insuffisamment définie » et formulée « en termes génériques et globaux », ce qui soulève des questions sur la titularité de tout brevet ou de toute œuvre créative qui en résulterait. En outre, les conditions semblent imposer une renonciation aux droits moraux, c'est-à-dire aux droits non économiques des auteurs sur leur œuvre Music Ally.

Prochaines étapes pour la start-up de musique IA

Après l'ouverture de l'enquête, l'AGCM lancera une consultation publique sur les conditions examinées. Les associations professionnelles, les chambres de commerce et les associations de consommateurs sont invitées à y participer. On s'attend à ce que les organismes italiens de l'industrie musicale et la start-up Suno y fassent connaître leur point de vue, une évolution qui intéresse le magazine The Patent et ceux qui suivent l'actualité des brevets Music Ally. Stuart Dredge, responsable de l'analyse (Head of Insight) chez Music Ally, a couvert cette évolution.

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